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La kabbale est plus que jamais à la mode dans le monde de la spiritualité alternative. Si des institutions comme le Kabbalah Centre rassemblent plusieurs milliers de membres à travers le monde, la kabbale donne également lieu à de nombreuses publications visant à vulgariser le sujet et à le mettre en perspective avec de nouvelles disciplines. Deux thèmes en particulier sont traités de façon récurrente : la mystique des lettres et leur pouvoir thérapeutique. Il semblerait en effet que le grand public soit en demande de nouvelles voies de connaissance de soi et, à travers elle, d’une recherche d’un mieux-être, caractéristique des formes contemporaines de spiritualité. Cet engouement reflété par le monde de l’édition est emblématique à plus d’un titre. D’une part, il témoigne d’un intérêt grandissant du public pour la kabbale et pour les lettres hébraïques en particulier ; d’autre part, il s’inscrit dans un mouvement de vulgarisation de la mystique juive, qui s’intègre ainsi toujours plus dans le paysage de la spiritualité alternative.

L’événement est suffisamment rare pour être rapporté : deux journées d’études consacrées à la kabbale se sont déroulées à l’Institut d’Etudes avancées de Paris les 17 et 18 mai derniers. Le sujet appelle une approche multidisciplinaire qu’encadre à merveille l’IEA, dont l’une des missions est de favoriser la rencontre des disciplines en accueillant en résidence des chercheurs de tout horizon. Ces journées témoignent d’un intérêt croissant pour un sujet de recherche mal connu et réputé compliqué. Et pour cause : les spécialistes eux-mêmes ont du mal à définir leur sujet et à déterminer le cadre dans lequel il convient de l’inscrire. Les interrogations persistantes relatives à l’ambiguïté de l’objet d’études, loin de paralyser les échanges les ont, au contraire, stimulés. Enfin, il convient de souligner le mérite de Flavia Buzzetta, une jeune chercheuse italienne, à l’origine de l’événement qui clôture une année de résidence à l’IEA s’achevant en juin prochain.

Il y a une vingtaine d’années, au moment où les méthodes d’imagerie cérébrale s’envolaient, Time Magazine fit paraître un article faisant le point sur ce que les neurosciences peuvent nous apprendre à propos du sentiment religieux. L’article, dont une illustration figurait en couverture accompagnée d’une titre accrocheur (« Scientists found the god spot »), faisait état d’une étude dans laquelle les auteurs montraient que certaines régions cérébrales s’activent davantage quand les croyants disent entrer en contact avec Dieu, par exemple lors d’une prière. De tels résultats ont parfois été interprétés erronément comme suggérant l’existence de Dieu : si notre cerveau semble être équipé de régions spécialisées pour nous faire éprouver une spiritualité religieuse, c’est donc bien que Dieu existe, car on ne comprendrait pas la fonction de telles régions si ce n’était pas le cas.

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