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Une nouvelle décision du pape Benoît XVI vient de mettre en stand-by la reconnaissance officielle du Chemin néocatéchuménal, le mouvement fondé par Kiko Argüello et Carmen Hernandez dans les années 60. Il y a à peine quelques mois, le 20 janvier 2012, le Vatican avait validé les célébrations non liturgiques du Chemin, c’est-à-dire celles contenues dans le « directoire catéchétique du chemin néocatéchuménal » et qui comprennent l’intégralité du parcours de redécouverte du baptême proposé par le mouvement à ses communautés. C’est pourquoi personne (et surtout les adeptes du Chemin) ne s’attendait à une manœuvre d’arrêt de ce genre, tellement imprévisible : l’ouverture d’une enquête spéciale de la part de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour examiner la conformité des messes du Chemin à la doctrine et à la pratique catholique.

The Butler Did It

Lundi 25 Juin 2012

The ‘Vatileaks’ scandal has shaken Vatican City, the Holy See and the entire Roman Catholic Church. Vatileaks is the expression in world media used to cover a series of leaks of secret Vatican documents published in the Italian press and, recently, in a book written by the Italian journalist Gianluigi Nuzzi (Sua Santità. Le Carte Segrete di Benedetto XVI, Milano, 2012). The validity of the published material, the most relevant at least, is undisputed. Leaked documents offer a simply dreadful representation of the Church and shed a sinister light on the most embarrassing affairs involving the Roman Curia. 

Ce 11 octobre 2012, l’Église catholique fêtera les cinquante ans de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II, qui réunit jusqu’au 8 décembre 1965 tous les évêques du monde afin de réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour accomplir un aggiornamento, une mise à jour, tant de la parole de l’Église que de l’organisation intérieure de celle-ci. Il en résulta seize textes qui sont des directives pratiques tout autant que des décisions doctrinales du magistère de l’Église. Ces textes allaient profondément modifier la pastorale (l’annonce de la parole, la célébration des sacrements, l’encadrement des âmes, le gouvernement de la communauté) du demi-siècle à venir. Aujourd’hui, les nuées d’articles de presse comme les travaux scientifiques qui tentent de dresser un bilan de l’événement s’accordent pour dire que Vatican II marque le début d’une mutation profonde et toujours en cours.

Le Pape a surpris le monde entier ce matin en annonçant qu'il quittera ses fonctions à la tête de l'Eglise catholique le 28 février prochain... Un conclave sera dès lors réuni pour pourvoir à sa succession. Pour le cardinal Sodano, doyen du collège des cardinaux, il s'agit d'un "coup de tonnerre dans un ciel serein". ORELA reviendra dans les prochaines heures sur les circonstances de cet événement exeptionnel à la tête de l'Eglise.

Le texte intégral de la déclaration du Pape, sur le site du Corriere della Sera.

Célestin V est l'un des rares papes de l'histoire de l'Eglise, à la fin du XIIIe siècle, à avoir volontairement démissionné de sa charge, comme il a été rappelé maintes fois lors de l'abandon récent de ses fonctions par le pape Benoît XVI. A l'époque où son prédécesseur Jean-Paul II commençait à manifester des signes de faiblesse, suscitant nombre de commentaires relatifs à une éventuelle résignation, l'historienne Anne Morelli (Centre interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité, ULB) rappelait déjà une anecdote bien plus intéressante qu'il n'y paraîtrait à première vue...

En dépit de la présence de Joseph Ratzinger sur la scène publique du Vatican depuis plusieurs décennies, sa réflexion théologique reste encore relativement peu connue. La réputation de l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, nommé à cette fonction en 1981, et les positions conservatrices du pape Benoît XVI ont eu tendance en effet à porter ombrage au théologien, qui a pourtant poursuivi et développé de façon originale le chemin ouvert par les pionniers de la théologie du XXe siècle, tels que Guardini, de Lubac et von Balthasar. Et souvent, même ceux qui ont entendu parler de cette « originalité » pensent qu’il s’agit d’un glorieux passé, enterré à la fin des années soixante.

Aujourd’hui, bien que son titre ne laisse aucun doute sur son identité, le journal La Croix a l’image d’un quotidien, certes catholique, mais critique à l’égard de l’Église, et de l’actualité politique en général. La diversité des sujets qu’il traite et la qualité de ses articles en font, dans le monde francophone, l’un des lieux d’observation privilégiés des grands débats éthiques et religieux. Il n’en a pas toujours été de la sorte. Les Assomptionnistes qui le fondèrent en 1883 le vouaient à être l’instrument de la croisade par la plume que livrait l’Église contre la République anticléricale. Après la Deuxième Guerre mondiale et d’une manière accrue après 1965, il évolua, pour devenir le relais du catholicisme pluriel tel qu’il s’exprime de nos jours. Deux livres récents se penchent sur cette histoire, dont on fête cette année les 130 ans.

Plusieurs événements, dans l’actualité récente, laissent à penser que la franc-maçonnerie redeviendrait une cible privilégiée, tant du Vatican que de milieux ultra-conservateurs proches de l’Eglise catholique. Ainsi, pendant les manifestations organisées en France, durant ces derniers mois, pour s’opposer au mariage pour tous, nombre de slogans visaient en effet, et de manière violente, le rôle supposé des francs-maçons en politique ou la morale qu’ils voudraient imposer à l’ensemble du corps social. Dans la même veine, une manifestation antimaçonnique aux agissements menaçants et aux propos fort haineux avait été réunie, le 24 mai dernier, devant le siège parisien du Grand Orient de France (GODF), rue Cadet. Quelques heures plus tôt, un curé de paroisse à Megève, en Haute-Savoie, par ailleurs connu pour ses positions iconoclastes relatives notamment au mariage homosexuel, avait été démis de ses fonctions à la demande du Vatican en raison de son appartenance active à la franc-maçonnerie.

A suivre les commentateurs, la réforme de la Curie romaine est un des enjeux du pontificat de François. Elu pour réformer, le pape engage les réformes : groupe de cardinaux pour le conseiller dans le gouvernement de l’Eglise (13 avril 2013), Commission d’étude et de proposition chargée de l’organisation de la structure économique et administrative du Saint Siège (18 juillet 2013), Secrétariat pour l’économie (24 février 2014). Mais faut-il souscrire entièrement à cette analyse, renvoyant à nombre de représentations du Vatican – administration bloquée, opacité tenace, jeux de couloirs, inefficacité récurrente ? Une mise en perspective socio-historique nuance en effet assez largement ces lectures.

Le 27 avril, le pape François a célébré la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II. Le sens de cette double canonisation n’est pas sans intérêt pour les historiens de l’Église contemporaine. En effet, Jean XXIII est le pape de Vatican II, un pape qu’on voulait « de transition » et qui est pourtant passé à l’histoire pour avoir voulu renouveler le catholicisme. L’interprétation de l’aggiornamento est cependant une question qui – cinquante ans plus tard – fait encore débat chez les théologiens. Le fait que le pape François ait canonisé l’homme du concile en même temps que Jean-Paul II (pape charismatique, mais pas vraiment progressiste) pose question. Quelle direction le renouvellement du catholicisme est-il en train de suivre ?

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