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C’était le mercredi 2 mars 2011. Après avoir quitté son domicile d’Islamabad, Shahbaz Bhatti, ministre des Minorités religieuses, seul membre chrétien du gouvernement pakistanais, était assassiné par les talibans du Pendjab. Après la mort du gouverneur du Pendjab Taseer quelques semaines plus tôt, il s’agissait du second attentat visant une personnalité engagée contre l’application de la loi punissant de mort le blasphème dans la République islamique du Pakistan. Trois ans plus tard, en mars dernier, le rapport de la Commission américaine sur la liberté religieuse disait craindre que l’augmentation des lois bannissant le blasphème ne conduise à punir des personnes qui ne feraient qu’exprimer des différences de vues religieuses, le Pakistan étant de loin le pays qui emprisonne le plus de citoyens soupçonnés de porter atteinte à la religion, selon ce rapport. « Cette tendance à recourir de plus en plus aux lois anti-blasphème va certainement conduire à une hausse des violations des libertés de religion et d’expression », a indiqué Knox Thames, l’un des responsables de cette commission.

Pakistan’s relationship with Islam is extremely intense. From all the Muslim majority countries of the world, it is the only one whose very existence is rooted in religion. Therefore, it is not surprising that, even after seventy years of lifetime, it still faces tremendous difficulties to domesticate Islam whose representatives’ claims on the State have never ceased growing since its foundation. The manipulation of religion for political purposes generates inevitably a cost, which precisely is what Pakistan is paying in its daily confrontations with Islamists demanding what they consider their legitimate right to power.

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