Mardi 18 septembre 2018
Rapports

La question de la place des signes religieux musulmans dans l’espace public est posée de façon récurrente – et souvent polémique – ces dernières années en Europe, particulièrement en France. Aux yeux de certains, la réitération de ces débats confirmerait l’antinomie supposée du couple « islam et laïcité ». Pourtant, au même moment, les discussions exacerbées de l’assemblée constituante tunisienne autour du terme de laïcité et les questions similaires soulevées en Egypte après la chute de Hosni Moubarak, où le terme « Etat civil » (al-dawla al-madaniyya) a été aussi l’un des thèmes discutés, montrent à quel point la question de la place du religieux dans la sphère politique de certains Etats majoritairement musulmans n’est ni éludée ni réglée. Les débats ainsi mis au jour ébranlent le cliché de l’incompatibilité entre islam et laïcité, tout aussi tenace que celui du despotisme oriental. Une enquête historique, dans le temps long, sur la variété des rapports entre les musulmans et la laïcité dans toutes ses formulations permet de relativiser le caractère inédit des débats actuels et de prendre de la distance par rapport à une actualité dramatisée et aux clichés qu’elle véhicule.

Publié dans ANALYSES

Analyses du mois

L'invité ORELA est Baudouin Decharneux, professeur à l'Université libre de Bruxelles, maître de recherches du…
L’expérience mystique en religion n’est sans doute pas le phénomène le plus facile à saisir.…
L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître…
Maman Olangi (Elisabeth Wosho Onyumbe), fondatrice de la Communauté internationale des femmes messagères de Christ…
Historienne, directrice d’études et membre du CéSor à l'École des hautes études en Sciences sociales…
Depuis sa popularisation dans les années 1990, Internet s’est profondément complexifié, offrant des services tant…
Aller en haut