Vendredi 29 mai 2020

C’était il y a trente ans, à Bruxelles. Le 30 mars 1990, au milieu de la journée, le Premier ministre belge Wilfried Martens convoque les cinq vice-Premiers ministres qui composent son Gouvernement. Il leur lit une lettre signée par le chef de l’État, le roi Baudouin, courrier dans lequel le roi des Belges signifie au Gouvernement qu’il ne contresignera pas la loi dépénalisant partiellement l’interruption volontaire de grossesse, un texte adopté quelques jours plus tôt au Parlement. Ce courrier inédit du roi constitue un épisode symbolique décisif d’une saga qui a alors polarisé la société belge et la vie politique belge depuis vingt ans ; il aurait pu, si le Gouvernement n’avait pas usé d’un subterfuge institutionnel pour contourner le refus royal, ouvrir une crise constitutionnelle grave pour le pays.

Informations supplémentaires

Publié dans ANALYSES

Analyses du mois

C’était il y a trente ans, à Bruxelles. Le 30 mars 1990, au milieu de…
Le Grand Orient de Belgique (GOB), la principale obédience maçonnique du pays et qui compte…
Depuis les années 2000, les travaux sur les liens entre médias et religions ont conclu…
Il est belge et s’appelle Michael Freilich. Ce parlementaire nationaliste, issu des rangs de la…
The election of Jair Bolsonaro in October 2018 shed light on the role of religion…
Le 13 janvier Jean Delumeau est mort, à l’âge de 96 ans. Il laisse derrière…
Aller en haut