Jeudi 14 novembre 2019

En cette fin de 2014, l’Eglise Protestante Unie de Belgique (EPUB) fête ses 175 ans. En 1839, les différentes Eglises protestantes présentes sur le territoire belge signèrent en effet une charte commune, créant ainsi l’Union des Eglises protestantes évangéliques du Royaume de Belgique. Celle-ci se dota d’un Synode, reconnu par l’Etat comme la seule autorité officielle du protestantisme belge. Par la suite, d’autres communautés rejoignirent cette déclaration d’unité et le Synode qui l’incarne jusqu’à aujourd’hui. En ce début de XXIe siècle, l’Eglise protestante unie de Belgique, dont ne font pas partie les nombreuses Eglises évangéliques et pentecôtistes, compte plus ou moins 110 000 membres. Elle a fêté son jubilé par un concert, un culte festif et une séance académique, mais aussi par une manifestation moins classique et hautement symbolique : le 17 octobre dernier, un impressionnant cortège de pasteurs en toge a en effet sillonné les rues de la ville. La célébration de la charte de 1839 a ainsi permis de nouer des parallèles avec d’autres périodes de l’histoire. De fait, le cortège des pasteurs de 2014 n’est pas sans rappeler une autre manifestation, organisée en 1923 pour commémorer de tragiques événements du XVIe siècle.

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Les Américains sont-ils "capitalistes", c'est-à-dire attachés au système du libéralisme économique, parce qu'ils sont protestants ? Le sont-ils davantage que d'autres, que les Européens par exemple, en raison de leur identité religieuse ? Comme tous les clichés historiques, cette affirmation comporte des éléments vrais, mais aussi des simplifications susceptibles de nourrir bien des raisonnements caricaturaux.

Tout d'abord, il ne faut pas perdre de vue que les États-Unis ne sont pas une Nation intrinsèquement et majoritairement protestante. La population y est très diverse, y compris en termes d'appartenance confessionnelle. Le libéralisme économique peut certes être considéré comme un des piliers de la société américaine, mais cette attitude et les valeurs qui y sont liées ne sont pas l'apanage des seuls protestants. Le principe qui est au cœur de l'American Dream selon lequel la réussite serait accessible à tous, par l'initiative personnelle et par l'endurance au travail, a attiré des vagues successives d'immigrés juifs, catholiques, musulmans et autres. Par ailleurs, le protestantisme américain est lui-même fort diversifié et les rapports à l'économie ne sont pas les mêmes d'une Église à l'autre.

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Even though “religion as the opiate of the people” is one of the oft-quoted (albeit occasionally misunderstood) tenets of Marxist criticism, nowhere in the 1,800 or so pages of Michael Toolan’s Critical Discourse Analysis (2002) can one find a study denouncing a use of religious discourse seeking “to shape people's perceptions, cognitions and preferences in such a way that they accept the existing order of things, [...] because they are made to value it as divinely ordained and beneficial.” (S. Lukes: Power: A Radical View, 1974). Theolinguistics is, then, called upon to fulfill a new critical mandate today, as the very status of religious language, i.e. the manner in which it is to be read, received, understood and believed has become an issue in a number of debates which have over the last few years captured much public attention and polarized opinion, opening a new battlefield in the culture war. Biblical, theological, literary and linguistic scholarship have offered insightful and well-informed answers to most problems of religious language; but even so, religious discourse (mainly, but not exclusively Christian) has remained a problematic and controversial topic. One reason for this seems to be that no theory of religious language, no matter how open-ended, can accommodate the full variety of religious temperaments.

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Mercredi, 28 mars 2012 11:07

God in George W. Bush’s Rhetoric

As a matter of intellectual honesty, the use made of Scripture must remain faithful to the original text and intention (inasmuch as these may be retraced). At the point where religious language comes to be fraught with ideology (or vice versa), the emerging discipline of Critical Discourse Analysis may prove useful inasmuch as it (re)places instances of language within their full co-text, con-text and inter-text and seeks to denounce cases of manipulation wherein texts are read according to a system or set of values altogether extraneous to it, or alienated from their original meaning or purpose.

I would like to illustrate this point by means of the case example of George W. Bush's recourse of religious language and categories to justify (notably) U.S. foreign policy and beyond that, to serve his own electoral purposes.

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