Jeudi 04 juin 2020

Le 13 janvier Jean Delumeau est mort, à l’âge de 96 ans. Il laisse derrière lui une œuvre abondante, incontournable pour qui s’intéresse à l’histoire religieuse. Ses ouvrages furent reconnus par les plus hautes instances de consécration des sciences historiques françaises. Ils ont également marqué des générations de chrétiens et de chrétiennes enthousiasmé·e·s par sa vision de l’histoire du christianisme. Sa carrière fut celle à la fois d’un historien et d’un écrivain chrétien, qui a occupé au Collège de France la chaire d’histoire des mentalités religieuses dans l’Occident moderne pendant près de vingt ans, de 1975 à 1994. 

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Ce 25 octobre, les 253 participants au Synode des évêques sur la famille, réunis depuis le 4 octobre, ont conclu leurs travaux et approuvé un texte élaboré par une commission de dix membres nommés par le pape. Le contenu de ce texte, publié en italien, est abondamment commenté et sera prochainement suivi de la rédaction d’une Exhortation apostolique par le pape François. Il en ressort qu’aucune modification n’a été apportée sur les questions sensibles – et attendues – que sont la place des personnes homosexuelles dans l’Église, la contraception et l’accès à la communion des divorcés remariés. On y retrouve en outre les condamnations attendues de l’« idéologie du genre », de l’avortement, de l’éducation sexuelle, du mariage entre personnes du même sexe ou encore de l’euthanasie.

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On February 11, 2013, Joseph Aloisius Ratzinger, in a near unprecedented move that took his audience and the world largely by surprise, announced that he would abdicate as pope Benedict XVI. Speculation as to who was to become the successor to the one that would henceforth be known as pope ‘emeritus’ immediately started, until on March 13, an Argentinian cardinal of Italian descent, Jorge Mario Bergoglio, archbishop of Buenos Aires, was elected as pope Francis, to the surprise of many. Whereas the image of his predecessor was that of a stern and rather timid theologian, this can hardly be said of papa Bergoglio, who from his very accession has been heralded a renovator and a ‘modern’ pope, in many ways the opposite of his decidedly conservative, yet at the same time ‘postmodern’ predecessor. Two years have passed. To many, they have been years of revivification and progress. However, it can also be argued that there has been above all a change in tone and style, rather than in substance. As always, veritas in medio stat.

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Récemment, les grands rassemblements à l’occasion de la « Manif pour tous » en France ainsi que la prolifération sur Internet et dans les médias d’un discours dénonçant la discrimination, voire la persécution, dont sont victimes les catholiques – « la christianophobie » et la « catholicophobie », en référence bien entendu à l’« islamophobie » – semblent indiquer un nouveau militantisme de la « cathosphère ». Mais s’agit-il réellement de nouveaux « pèlerins », ressourcés par une génération plus zélatrice que la précédente, ou d’un redéploiement de l’action ? Peut-on les qualifier, comme on le fait souvent, d’intégristes ou de fondamentalistes religieux ? Il y a peu, un colloque à Paris se penchait sur ce que les sociologues et politistes préfèrent appeler le « catholicisme d’identité ».

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Mercredi, 31 décembre 2014 06:43

Une rentrée littéraire très catholique ?

En France, la rentrée littéraire a été marquée par le référent chrétien, à tel point que L’Obs n’a pas hésité à titrer : « Dieu fait sa rentrée littéraire ». Dieu, la foi, la quête de sens spirituel, le catholicisme, le christianisme, les catholiques, les chrétiens et les convertis (à savoir les conversions tant à la religion qu’à l’athéisme) sont en effet convoqués dans un nombre remarquable de romans : Le Royaume d’Emmanuel Carrère, Une éducation catholique de Catherine Cusset, Excelsior d’Olivier Py, La vie de Jude, frère de Jésus de Françoise Chandernagor, Son visage et le tien d’Alexis Jenni ou encore le prix Goncourt Pas pleurer de Lydie Salvayre. Cette floraison est significative : pour les éditeurs, le sujet constitue un marché potentiel — et ils ont raison.

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Avec son visage lunaire sans bouche et son costume breton, le personnage de Bécassine est l’une des héroïnes de bande dessinée française les plus connues du début du vingtième siècle. Née sous le crayon d’Emile-Joseph-Porphyre Pinchon pour le premier numéro de la revue La Semaine de Suzette en 1905, elle s’affirme avec Maurice Languereau, pour les textes, lors de la parution du premier album des aventures de Bécassine, L’enfance de Bécassine en 1913. Cette collaboration fructueuse dura jusqu’en 1938 avec la parution du dernier opus, Bécassine en roulotte. Les albums publiés chaque année entre 1905 et 1938 connurent un succès important. L’héroïne bretonne fut ensuite remise au goût du jour dans les années cinquante, et vingt ans plus tard, devint le sujet d’un air populaire grâce à la chanteuse pour enfants Chantal Goya. Furent alors mis en évidence son caractère bon enfant et maladroit. De la sorte, tout le monde semble avoir oublié que le projet initial des albums comportait une réelle dimension politico-religieuse. Si Bécassine « est ma cousine », comme le dit la chanson, elle n’en demeure pas moins une cousine bien catholique.

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Ce lundi 18 novembre, une série de conférences réunissait à Bruxelles une foule nombreuse – près de 600 personnes – sur le thème Parlez-vous le gender ? L’événement, dont les organisateurs se présentent comme des parents d’élèves, donnait la parole à Marguerite A. Peeters, journaliste, consulteur au Conseil pontifical pour la Culture et fondatrice du cabinet de conseil bruxellois « Institut pour les Dynamiques du Dialogue interculturel de la Culture » ; Maria Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération européenne des Associations familiales catholiques ; Jérôme Brunet, porte-parole de la Manif pour tous et président de l'Appel des Professionnels de l'Enfance ; et Elizabeth Montfort, ancien député européen, présidente de l’Alliance pour un nouveau Féminisme européen. Le débat était animé par Jean-Thomas Lesueur, délégué général de l’Institut Thomas More, think tank d’opinion, européen et indépendant basé à Bruxelles et Paris, qui a pour objectif notamment de défendre « Une Europe fière de ses racines, sûre de ses cultures ». L’objectif des conférenciers était d’informer les parents sur le danger que comporte la « théorie du genre », à savoir l’idée que l’identité sexuelle n’est pas seulement biologique, mais est le résultat d’une construction culturelle et sociale.

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La semaine dernière, un colloque réunissait plusieurs chercheurs à l’occasion des cinquante ans de la création de la revue québécoise Parti Pris. Il s’agissait d’examiner l’impact et la signification historiques d’une revue politique qui, de 1963 à 1968, défendit l’indépendance politique et culturelle du Québec, le socialisme et la laïcité, et ce à l’intérieur d’une province encore largement catholique. Parti Pris fut en effet l’une des chevilles ouvrières, et dès lors un symbole historique, de la Révolution tranquille. Est-ce à dire que ses animateurs avaient complètement tourné le dos à la culture catholique dans laquelle ils avaient grandi ? La question a fait irruption lors du colloque et provoqué un vif débat. Pour certains, supposer un substrat catholique dans le discours d’hommes qui ont reçu le label d’intellectuels conduit à  discréditer ce statut. La controverse est évidemment galvanisée par la polémique actuelle sur la Charte des valeurs québécoises.

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Aujourd’hui, bien que son titre ne laisse aucun doute sur son identité, le journal La Croix a l’image d’un quotidien, certes catholique, mais critique à l’égard de l’Église, et de l’actualité politique en général. La diversité des sujets qu’il traite et la qualité de ses articles en font, dans le monde francophone, l’un des lieux d’observation privilégiés des grands débats éthiques et religieux. Il n’en a pas toujours été de la sorte. Les Assomptionnistes qui le fondèrent en 1883 le vouaient à être l’instrument de la croisade par la plume que livrait l’Église contre la République anticléricale. Après la Deuxième Guerre mondiale et d’une manière accrue après 1965, il évolua, pour devenir le relais du catholicisme pluriel tel qu’il s’exprime de nos jours. Deux livres récents se penchent sur cette histoire, dont on fête cette année les 130 ans.

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L’historien Léon Saur vient de défendre à l’Université de Paris I une thèse de doctorat monumentale, fruit de quinze années de recherche, intitulée Catholiques belges et Rwanda : 1950-1964. Les pièges de l’évidence. Cet exercice magistral de critique historique, de près de 2300 pages, fera date, sans aucun doute, concernant le Rwanda à l’ère coloniale. Il relève d’un défi vertigineux dans le chef de l’auteur : avoir décidé de tout remettre à plat, de ne se satisfaire d’aucune idée reçue, et de proposer une lecture toute nouvelle de l’histoire du Rwanda à la veille de l’Indépendance, après l’avoir patiemment déconstruite.

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