Vendredi 20 juillet 2018

Le grand quotidien francophone belge Le Soir vient de faire paraître, en collaboration avec la RTBF, les résultats d’une vaste enquête intitulée Noir, jaune, blues qui, sous forme de radioscopie, entend dresser le portrait des attentes des citoyens de ce pays, vingt ans après une première enquête similaire commandée au lendemain de l’Affaire Dutroux et de la crise morale profonde qu’elle avait engendrée. 4700 personnes ont cette fois été interrogées par l’Institut Survey and Action, à l’initiative de la Fondation Ceci n’est pas une crise et ce sous forme d’entretiens personnalisés, pour établir un constat frappant, corroboré par les observations des journalistes et des experts : face au monde incertain et fragmenté qui nous est annoncé, face au basculement sociétal et aux mutations majeures qui pointent, les Belges sont inquiets, vulnérables, déprimés, se replient sur leur quant à soi, ont peur du présent, de l’avenir et des étrangers, et projettent en particulier leurs angoisses sur l’islam et les musulmans.

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Les chiffres ne sont pas encore définitifs, mais presque : sur base de 93 % des établissements scolaires concernés, seuls 6,55 % des parents d’élèves francophones ont demandé à voir leurs enfants recevoir deux heures d’éducation à la philosophie et citoyenneté (EPC), au lieu d’une heure d’EPC et une heure de religion et de morale. Quelles sont les raisons de cet échec ?

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L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son quatrième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2015. Fort de près de 100 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier. Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, d'une omniprésence de l’islam tant dans les médias que dans le débat public, de peurs autour de l'islam, de recrudescence de l'antisémitisme et de débats sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et reconquête de l’espace public par le religieux. Il pointe aussi l’arrivée à la tête de l’archevêché de Malines-Bruxelles de Jozef De Kesel, et met en particulier en évidence les politiques publiques en lien avec le fait religieux, marquées par les développements de l’actualité récente, la réforme des cours de religion et de morale non confessionnelle, ainsi que la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale, à la lumière des résultats du sondage ORELA/Le Soir/RTBF.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé sur cette page-ci.
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Mercredi, 15 juin 2016 14:19

Rapport ORELA 2015

L'Observatoire des Religions et de la Laïcité (ORELA) de l'Université libre de Bruxelles fait paraître son quatrième rapport sur l'état des religions et de la laïcité en Belgique, portant sur l'année 2015. Fort de près de 100 pages, ce rapport propose des commentaires et analyses relatifs à ce qui a fait l'actualité des religions et de la laïcité en Belgique l'an dernier.

Il aborde le domaine des rapports entre religion et société comme celui des relations entre l'Etat et les cultes, et ce dans un contexte marqué de forte médiatisation du religieux, d'une omniprésence de l’islam tant dans les médias que dans le débat public, de peurs autour de l'islam, de recrudescence de l'antisémitisme et de débats sur des questions éthiques, entre sécularisation de la société et reconquête de l’espace public par le religieux.

Il pointe aussi l’arrivée à la tête de l’archevêché de Malines-Bruxelles de Jozef De Kesel, et met en particulier en évidence les politiques publiques en lien avec le fait religieux, marquées par les développements de l’actualité récente, la réforme des cours de religion et de morale non confessionnelle, ainsi que la diversité culturelle et convictionnelle que l'on rencontre dans la Région de Bruxelles-Capitale, à la lumière des résultats du sondage ORELA/Le Soir/RTBF.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé au moyen du lien ci-dessous.

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Certains s’étonnent de l’intérêt que la presse belge porte aux plus hautes autorités de l’Église catholique. La nomination et chacune des déclarations d’un archevêque sont abondamment répercutées par les médias. Ces derniers savent qu’une émission ou un débat qui compte un « primat » de Belgique bénéficie immanquablement d’une grande audience. Cette attention contraste évidemment avec le nombre de Belges qui pratiquent la religion catholique. Quelles sont, alors, les raisons de ce succès ? Les archevêques auraient-ils encore un quelconque pouvoir d’influence dans notre société sécularisée et déchristianisée ? La récente biographie consacrée au cardinal Godfried Danneels (Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen, Godfried Danneels, Biographie, Anvers, 2015), qui fut archevêque de Malines-Bruxelles entre 1979 et 2010, permet d’offrir un aperçu sur l’évolution de cette fonction, et de répondre à certaines de ces questions.

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Le 30 mars 2014, un nouvel organe représentatif du culte islamique était présenté à la presse belge. Issu pour la première fois d’un processus d’élection interne aux mosquées, cet Exécutif des Musulmans de Belgique avait pour mission de stabiliser l’organisation du culte islamique et faire progresser des dossiers importants, en particulier la reconnaissance de nouvelles mosquées. Deux ans plus tard, un constat d’échec entraine un remaniement de sa composition et la nomination d’un nouveau président, sur fond de moyens supplémentaires alloués par les pouvoirs publics au culte islamique.

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La manière dont le grand public et les médias se représentent le fait religieux est souvent tributaire des coups de projecteurs braqués sur les religions en raison de l’actualité immédiate et des rapports de force qu’elles subissent ou entretiennent entre elles — voire avec l’Etat et les collectivités locales. Dès lors, beaucoup de stéréotypes et a prioris circulent sur les religions, leurs pratiques et les croyants. Pour les sciences humaines, l’une des manières les plus efficaces d’approcher la façon dont la religion est vécue, pratiquée, perçue et expérimentée par les individus est l’enquête. ORELA, dans le cadre de "La Religion dans la Cité", et en collaboration avec Le Soir et la RTBF, vient ainsi de faire réaliser par IPSOS un sondage sur « Les Belges francophones et la religion ». Quels enseignements en tirer ?

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Le 12 mars 2015, la Cour constitutionnelle de Belgique a rendu un arrêt appelé à faire date : en effet, suite à une question préjudicielle posée par le Conseil d’État, la Cour a accordé aux parents d’élèves de l’enseignement officiel le droit d’obtenir désormais sur simple demande, non motivée, une dispense pour leurs enfants de suivre l’enseignement d’une des religions dites reconnues, ou de la morale non confessionnelle. Et ce parce que la Cour a estimé que le cours de morale était un cours engagé, non du fait de son contenu — dont elle ne préjuge pas —, mais parce que l’article 5 du décret de la Communauté française de 1994 définissant la neutralité de l’enseignement officiel fonde explicitement le cours de morale sur le principe du libre examen.

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En juin 2014, ORELA remettait à son commanditaire, le Centre d'Action laïque, le rapport final d'une étude réalisée par Stéphane Jonlet et consacrée aux "Dynamiques individuelles de sécularisation : le cas des personnes de tradition musulmane en Belgique". Ce rapport, rendu public depuis, a tenté d’apporter une meilleure compréhension du vécu de ceux qui, liés d’une manière ou d’une autre au « monde musulman », se sont éloignées de ses pratiques et croyances religieuses.

L’hypothèse principale qui a présidé à la conception de l’étude était celle de l’existence d’un phénomène de « double marginalisation » subi par ces personnes : d’un côté de la part de musulmans qui les rejettent en raison de la distance qu’ils affichent envers la religion ; d’un autre côté de la part d’acteurs institués de la société belge qui les assignent à une supposée identité religieuse. Le but de cette recherche a consisté à apporter un regard objectif sur ce phénomène de « double marginalisation », tout en le situant dans le contexte plus large des dynamiques de sécularisation qui se développent au sein des populations musulmanes de Belgique.

Le rapport au format pdf peut être téléchargé sur cette page-ci.

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En juin 2014, ORELA remettait à son commanditaire, le Centre d'Action laïque, le rapport final d'une étude réalisée par Stéphane Jonlet et consacrée aux "Dynamiques individuelles de sécularisation : le cas des personnes de tradition musulmane en Belgique". Ce rapport, rendu public depuis, a tenté d’apporter une meilleure compréhension du vécu de ceux qui, liés d’une manière ou d’une autre au « monde musulman », se sont éloignées de ses pratiques et croyances religieuses.

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