Lundi 21 mai 2018
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The prominent place of religion and of religious references in American public discourse is one of the most salient differences between the US and Europe. From elected officials taking the oath of office on the Bible, “In God We Trust” on coins and bills, “God Bless America” at the end of every speech and candidates speaking candidly about their beliefs, religion is seemingly everywhere.

This impression is strengthened when one looks at the numbers. Indeed, according to the Pew Research Center, 50% of Americans consider religion to be very important in their life while only 21% of Germans and 13% of French people feel the same way. And 55% of Americans attend weekly services. However, if one takes a less western-centric perspective, Europe is the secular exception in a world that remains religious to a large extent.

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In a number of twentieth-century critiques of Methodism (and notably in E.P. Thompson’s Making of the English Working Class), John Wesley’s discourse has been represented as an instrument in the conversion of the factory proletariat to the industrial work ethic, symptomatic of an emerging ideological paradigm heavily conditioned by the demands of increasing industrialization. While the data adopted as evidence by the critics are authentic, an analysis of the discourse in context reveals that not only have the instances of Methodist discourse been selected and combined to tie in with a particular reading of reality – religion as the opiate of the people – but also that the value judgment fostered by this partial representation has been applied indiscriminately to Methodism as a whole, with blatant disregard for the positive transforming power it exerted both on individuals and on society.

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Even though “religion as the opiate of the people” is one of the oft-quoted (albeit occasionally misunderstood) tenets of Marxist criticism, nowhere in the 1,800 or so pages of Michael Toolan’s Critical Discourse Analysis (2002) can one find a study denouncing a use of religious discourse seeking “to shape people's perceptions, cognitions and preferences in such a way that they accept the existing order of things, [...] because they are made to value it as divinely ordained and beneficial.” (S. Lukes: Power: A Radical View, 1974). Theolinguistics is, then, called upon to fulfill a new critical mandate today, as the very status of religious language, i.e. the manner in which it is to be read, received, understood and believed has become an issue in a number of debates which have over the last few years captured much public attention and polarized opinion, opening a new battlefield in the culture war. Biblical, theological, literary and linguistic scholarship have offered insightful and well-informed answers to most problems of religious language; but even so, religious discourse (mainly, but not exclusively Christian) has remained a problematic and controversial topic. One reason for this seems to be that no theory of religious language, no matter how open-ended, can accommodate the full variety of religious temperaments.

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As a matter of intellectual honesty, the use made of Scripture must remain faithful to the original text and intention (inasmuch as these may be retraced). At the point where religious language comes to be fraught with ideology (or vice versa), the emerging discipline of Critical Discourse Analysis may prove useful inasmuch as it (re)places instances of language within their full co-text, con-text and inter-text and seeks to denounce cases of manipulation wherein texts are read according to a system or set of values altogether extraneous to it, or alienated from their original meaning or purpose.

I would like to illustrate this point by means of the case example of George W. Bush's recourse of religious language and categories to justify (notably) U.S. foreign policy and beyond that, to serve his own electoral purposes.

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Il y a désormais 25 ans que la République socialiste du Vietnam a proclamé son entrée dans l’ère du đổi mới, ce lorsqu’au cours de son VIè Congrès (1986), le Parti communiste du Vietnam (PCV) a entériné le choix d’instaurer une politique de renouveau. Un quart de siècle donc que la voie de la modernisation et de l’intégration internationale suit la forme originale d’une « économie de marché à orientation socialiste », pas si éloignée de « l’économie socialiste de marché » chinoise, mais pas identique pour autant. Comme toujours lorsqu’on évoque le Vietnam, la tentation est grande de se référer à l’empire du milieu, en identifiant l’un à l’autre, certes par un changement de distance focale mais sans en changer pour autant l’angle de vue. On rappelle pour cela les siècles d’histoire commune (sous formes de rapports colonial, tributaire ou égalitaire), les voisinages linguistiques et culturels, les similitudes des politiques menées, la concordance dans les transitions de l’Etat. Dans le contexte de mondialisation, la quête d’un modèle de développement qui serait propre à chacune de ces républiques socialistes est bien évidemment identique.

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Au cours de la première moitié du xxe siècle, dans plusieurs états européens, la franc-maçonnerie, qui avait été une réalité très présente auparavant, a subi des persécutions tant idéologiques que politiques. Pour pouvoir reprendre la place qu’elle occupait traditionnellement dans la vie civile, cette société initiatique a dû combattre pendant le demi-siècle restant contre les faux clichés et stéréotypes issus de cette période d’hostilité. Après que l’opinion publique se soit en grande partie émancipée des thèmes mystificateurs du secret et du complot maçonniques – appartenant à une tradition antimaçonnique vieillissante et pluriséculaire, exploitée de manière répétitive – la maçonnerie ou les maçonneries nationales se sont progressivement extériorisées pour se faire connaître et pour faire savoir qu’elles n’avaient rien à cacher, sinon l’indicible du vécu initiatique. Dans la plupart des cas, elles l’ont fait en donnant vie à des musées et à des centres culturels qui, de nos jours, enrichissent les patrimoines nationaux et créent de remarquables réseaux internationaux en matière de collaboration culturelle. Au cours de l’année passée, la maçonnerie belge a été un acteur indiscuté de ces formes d’extériorisation, tant au plan national qu’international.

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La conversion de Constantin engage l’Empire romain sur la voie de la christianisation. Manœuvre idéologique ? Confusion pseudo-mystique ? Non, répond Paul Veyne : acte de foi d’un grand politique. Le 28 octobre 312, Constantin écrasa son rival Maxence au terme d’une bataille menée non loin du pont Milvius, dans les faubourgs de Rome. L’épisode aurait pu ne fournir qu’une ligne de plus sur la liste lassante des empoignades entre militaires au fil desquelles le pouvoir suprême sur l’État romain, faute d’avoir jamais réussi à se fixer des règles de dévolution, était condamné à se voir réattribuer régulièrement par la fortune des armes. N’était que le vainqueur vit dans son succès le signe éclatant du bien-fondé de sa toute fraîche adhésion à la foi des chrétiens.

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