Mercredi 24 avril 2019

L’événement est suffisamment rare pour être rapporté : deux journées d’études consacrées à la kabbale se sont déroulées à l’Institut d’Etudes avancées de Paris les 17 et 18 mai derniers. Le sujet appelle une approche multidisciplinaire qu’encadre à merveille l’IEA, dont l’une des missions est de favoriser la rencontre des disciplines en accueillant en résidence des chercheurs de tout horizon. Ces journées témoignent d’un intérêt croissant pour un sujet de recherche mal connu et réputé compliqué. Et pour cause : les spécialistes eux-mêmes ont du mal à définir leur sujet et à déterminer le cadre dans lequel il convient de l’inscrire. Les interrogations persistantes relatives à l’ambiguïté de l’objet d’études, loin de paralyser les échanges les ont, au contraire, stimulés. Enfin, il convient de souligner le mérite de Flavia Buzzetta, une jeune chercheuse italienne, à l’origine de l’événement qui clôture une année de résidence à l’IEA s’achevant en juin prochain.

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Le festival bruxellois « La Religion dans la Cité », dont nous sommes les initiateurs et qui a été organisé à Flagey en collaboration avec le journal Le Soir et la RTBF, a été une extraordinaire réussite : plusieurs milliers personnes se sont en effet pressées aux huit grands débats, aux douze « Face au public », à la grande conférence et aux deux spectacles qui leur ont été proposés les 29 et 30 janvier. 

Tous nos lecteurs n’avaient pu être présents à Bruxelles en janvier dernier. C’est pourquoi nous avons enregistré l’ensemble de nos débats : nous vous les proposerons en vidéo sur notre site, durant les prochaines semaines.

Nous entamons aujourd’hui ce cycle par l’ouverture du festival : les discours de bienvenue de Gilles Ledure et Jean-Philippe Schreiber, l’intervention musicale de Mousta Largo et, surtout, le débat intitulé « Quel est ce 'retour' du religieux aujourd’hui ? », avec Abdennour Bidar, Olivier Roy et Delphine Horvilleur (accessible à partir de 13'38).

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In recent decades Dutch society has undergone deep changes in the field of religion. On one hand the links between individuals and religious communities have considerably loosened, whereby religion has lost its former socio-cultural role, mainly as a result of secularisation. Nevertheless, among those who nowadays indicate no religious affiliation, still more than 40 % do not declare themselves atheists or agnostics (de Hart, Geloven binnen en buiten verband. Godsdienstige ontwikkelingen in Nederland, 2014). On the other hand, after WW II new (non-Christian) religious communities have marked the religious outlook of the Netherlands, with Islam as an example. 

Denis Charbit, professeur à l'Open University of Israel (Tel Aviv), est l'un des observateurs les plus avertis de la société israélienne et vient de publier "Israël et ses paradoxes. Idées reçues sur un pays qui attise les passions" (Éditions Le Cavalier Bleu, 2015). Il propose ici une réflexion sur la question de savoir s'il existe une dimension religieuse au conflit israélo-palestinien.

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La redéfinition récente (2013-2015) des rapports entre l’État luxembourgeois et les confessions dites reconnues représente actuellement le fait majeur animant la sphère confessionnelle au Grand-Duché. Ces réaménagements réduisent notamment substantiellement l’engagement financier futur de l’Etat à l’égard de ces cultes. Ils consacrent également la reconnaissance publique de l’islam, ses représentants ayant été invités pour la première fois à la table de négociations. À côté de ces grandes manœuvres qui monopolisent l’attention médiatique, un développement récent et pourtant majeur semble échapper largement au regard tant des autorités que de l’opinion publique, à savoir le succès foudroyant rencontré par les « megachurches », issues du mouvement protestant-évangélique, à tendance pentecôtiste.

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Historienne, spécialiste d’Israël et des relations internationales, Frédérique Schillo est l'auteur notamment de “La politique française à l’égard d’Israël, 1946-1959”, un ouvrage publié chez André Versaille Editeur en 2012. Elle est chercheuse associée au Centre de Recherche français à Jérusalem (CNRS-MAEE) et au Centre d’Histoire de Sciences-Po-Paris. Elle analyse ici pour ORELA les divisions convictionnelles qui affectent la société israélienne. 

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Certains s’étonnent de l’intérêt que la presse belge porte aux plus hautes autorités de l’Église catholique. La nomination et chacune des déclarations d’un archevêque sont abondamment répercutées par les médias. Ces derniers savent qu’une émission ou un débat qui compte un « primat » de Belgique bénéficie immanquablement d’une grande audience. Cette attention contraste évidemment avec le nombre de Belges qui pratiquent la religion catholique. Quelles sont, alors, les raisons de ce succès ? Les archevêques auraient-ils encore un quelconque pouvoir d’influence dans notre société sécularisée et déchristianisée ? La récente biographie consacrée au cardinal Godfried Danneels (Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen, Godfried Danneels, Biographie, Anvers, 2015), qui fut archevêque de Malines-Bruxelles entre 1979 et 2010, permet d’offrir un aperçu sur l’évolution de cette fonction, et de répondre à certaines de ces questions.

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