Jeudi 28 mai 2020
Résultats de la recherche pour : Amélie M. Chelly

Il y a quarante ans, les Iraniens mettaient un terme à une longue tradition impériale avant de se doter d’un système politique basé sur une idéologie : le velayat-e faqih, à savoir « la tutelle du juriste-théologien ». Cette idéologie fait du guide suprême religieux la pierre angulaire du régime. Pour autant, ni la révolution ni l’instauration postrévolutionnaire d’un chiisme institutionnel ne saurait valider la thèse – comme celle de Peter L. Berger (The Desecularization of the World, 1999) – consistant à voir dans le retour religieux sur la scène politique un phénomène de « dé-sécularisation ». En fait, l’Iran chiite, en rompant avec la politique du Shah a mis un terme à un type de sécularisation : celui du modèle occidental visant un rabattement du religieux dans la sphère privée, voire un effacement du religieux au profit d’une considération de la raison comme nouvelle source de toute norme.

Publié dans ANALYSES

Analyses du mois

C’était il y a trente ans, à Bruxelles. Le 30 mars 1990, au milieu de…
Le Grand Orient de Belgique (GOB), la principale obédience maçonnique du pays et qui compte…
Depuis les années 2000, les travaux sur les liens entre médias et religions ont conclu…
Il est belge et s’appelle Michael Freilich. Ce parlementaire nationaliste, issu des rangs de la…
The election of Jair Bolsonaro in October 2018 shed light on the role of religion…
Le 13 janvier Jean Delumeau est mort, à l’âge de 96 ans. Il laisse derrière…
Aller en haut